Pinocchio Remix

D’après Carlo Collodi

Avec : Elisa Galvagno, Carmelo Brustia
Musique originale : Giuliano Morelli
Décors et costumes : Catherine Chanoux, Alain Joly
Lumière : Sebastiano Peyronel
Traduction : Clément Extier
Texte et mise en scène : Donatella Cinà
Festival Avignon  Off, Farandole à l’italienne
du 8 au 19 juillet 2009

 

Il était une fois une fille, en chair et en os, qui avait été autrefois une fille en bois.

D’après le conte italien le plus lu dans le monde, le remix de Nuovababette en français.

Synopsis
Le Pinocchio du Nuovababette Teatro ne commence pas par l’habituel morceau de bois.
Le spectateur s’installe et se retrouve très rapidement devant une femme pleine de grâces qui s’est mise en route sur les traces de Pinocchio, pour en raconter les aventures. C’est elle qui mène le jeu et qui provoque certaines apparitions, tandis que la curiosité pour ce personnage se substitue petit à petit à la nostalgie d’un Pinocchio absent. Car, soyons honnêtes, dans notre version théâtrale, Pinocchio n’est pas là. Ou mieux, il est encore plus évasif et insaisissable, que dans les aventures originales. C’est un enfant terrible, paresseux et menteur, ou, si on préfère, un garçon subversif et libertaire qui passe d’une péripétie à une autre sans que l’on parvienne jamais à le trouver là où on l’attend.
Il n’est pas à la maison, il n’est pas à l’école, il n’est pas non plus dans le petit théâtre de Mangefeu.
Il ne fait que traverser ces lieux, et s’en éloigne très vite : on peut le croiser au Grand Théâtre de Marionnettes, on parvient à le suivre quand il s’échappe, on arrive à l’épier au Pays des Jouets alors qu’il se transforme en âne, mais jamais nous réussissons à véritablement le rencontrer. En fait, pour le connaître et se figurer son histoire, il faut être prêt à perdre le fil de l’histoire et à se laisser emporter par les digressions. Quitte à prendre évidemment quelques risques…